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lundi 23 avril 2012
Un vent de polémique sur les femmes girafes
Les femmes Padaung que l’on appelle aussi "les Karens au long cou" ont depuis toujours éveillé la curiosité. Dans des temps reculés, elles auraient été conduites au palais royal de Mandalay pour y être examinées.
Cette curiosité persiste encore aujourd’hui mais la façon dont sont traitées ces femmes est dénoncée par la Ligue des Droits de l’Homme. Elles font, en effet, l’objet d’un véritable commerce touristique. Dans des villages reconstitués, après s’être affranchis d’un droit d’entrée, les touristes peuvent photographier à loisirs des scènes de vie quotidienne, totalement factices. Dénoncés comme de véritables "zoos humains", ces lieux sont pourtant une "attraction" prisée et proposée dans de nombreux circuits touristiques.
Les réactions vont cependant à l’encontre de ce système "d’exposition humaine". Les touristes prennent conscience de ce que ces villages ont de dégradant et sont, de plus en plus, invités à éviter ces lieux au nom de la dignité humaine.
Témoignage: " Vous réaliserez vite que cette image de la tisseuse à l’ouvrage, n’est qu’une mise en scène.
On ne peut alors ignorer la réalité. Ces femmes, qui viennent d’une toute autre région, ne sont ici que pour vendre leur image. En regardant ces petites filles, on ne peut que s’interroger avant de dépenser dans ces boutiques. Ce n’est plus ici pour perpétuer une tradition, que l’on va ajouter des anneaux autour du coup de ces enfants. Mais pour offrir de l’exotisme aux appareils photo des touristes. Il est aisé cependant, d’imaginer à quel point leur vie doit être difficile, pour qu’elles aient choisi de venir ici.
Que l’on encourage ou non ce genre de démarche. On ne peut qu’être conscient des conséquences d’un afflux d’argent, dans ces zones en plein développement touristique. On ne saurait porter un jugement sur ces comportements malheureusement inévitables. Mais quel triste destin pour ces fières femmes girafes, que d’être exhibées comme des petits singes."
mercredi 11 avril 2012
Les femmes girafes
Les Padaung,
aussi connus sous le nom de Kayan, sont un sous-groupe (environ 7 000
personnes) du peuple Karenni (Karens rouges) qui est une minorité ethnique tibéto-birmane du Myanmar (Birmanie). En 1990, à cause du conflit avec
le régime militaire birman, beaucoup de Kayan sont partis pour la Thaïlande voisine. Ils y vivent près de la frontière
nord, avec un statut légal incertain, dans des villages qui en font des
attractions touristiques à cause de leurs modifications corporelles
particulières. Celles-ci consistent en une sorte de collier-spirale en laiton
enroulé autour du cou des femmes, ce qui a amené les observateurs à leur donner
le nom de « femme girafe » ou tribu des long-cous.
Il existe aussi
des femmes girafes en Afrique du Sud, dans le peuple des Ndébélés. Leurs parures peuvent peser jusqu'à plus de 20 à 25
kilos.
Donc dès l’âge de 5 ans, les petites filles commencent à porter ces bijoux. A l’issue d’une cérémonie
durant laquelle on leur enduit le cou d’un mélange de graisse de chien, de lait
de coco, et de gelée royale, les premiers anneaux sont posés. Deux ans aprés,
deux anneaux supplémentaires sont fixés, et ainsi de suite jusqu’à atteindre le
menton. Le rituel se perpétue jusqu’au mariage de la jeune fille. Il arrive que
dès l’âge de 12 ans, le nombre définitif de spirales ait déjà été posé. Cet
ornement, considéré comme critère de beauté, comporte jusqu’à 25 ou 28 anneaux.
Cela représente un poids compris entre 6 et 9 kilos.
Si la famille est riche,
des cercles de métal identiques viennent parer les mollets de ces femmes.Contrairement aux apparences, ce
n’est pas le cou qui s’allonge. C’est la fosse claviculaire qui se déforme par
la pression et le poids. Une
coutume est aujourd’hui interdite, par décret, en Birmanie.L’origine de cette tradition est mystérieuse. On évoque plusieurs sources. Une protection contre les félins qui attaquent leur victime au cou. Une façon de protéger l’or du vol en le fixant au cou des femmes. Une déformation volontaire pour que les ethnies voisines n’enlèvent pas les femmes de la tribu. Enfin une façon d’éloigner la mauvaise fortune et les mauvais esprits. Cette coutume est aujourd’hui interdite, par décret, en Birmanie. Elle reste tolérée en Thailande. Car c’est surtout dans ce pays que vit désormais ce peuple. A l’origine, les Padaungs sont issus d’une région de Birmanie, située sur les états Shan et Kayah. Ils vivent isolés dans les montagnes. Aujourd’hui encore, il est impossible de se rendre dans leurs villages car la région n’est pas pacifiée. Faisant partie des 135 ethnies différentes et minoritaires vivant en Birmanie, ils sont sujets à des répressions voire des persécutions. Ils ont donc fuit la Birmanie pour se réfugier en Thailande.
Reportage CNN
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