mercredi 11 avril 2012

Les femmes girafes


Les Padaung, aussi connus sous le nom de Kayan, sont un sous-groupe (environ 7 000 personnes) du peuple Karenni (Karens rouges) qui est une minorité ethnique tibéto-birmane du Myanmar (Birmanie). En 1990, à cause du conflit avec le régime militaire birman, beaucoup de Kayan sont partis pour la Thaïlande voisine. Ils y vivent près de la frontière nord, avec un statut légal incertain, dans des villages qui en font des attractions touristiques à cause de leurs modifications corporelles particulières. Celles-ci consistent en une sorte de collier-spirale en laiton enroulé autour du cou des femmes, ce qui a amené les observateurs à leur donner le nom de « femme girafe » ou tribu des long-cous.
Il existe aussi des femmes girafes en Afrique du Sud, dans le peuple des Ndébélés. Leurs parures peuvent peser jusqu'à plus de 20 à 25 kilos.
Donc dès l’âge de 5 ans, les petites filles commencent à porter ces bijoux. A l’issue d’une cérémonie durant laquelle on leur enduit le cou d’un mélange de graisse de chien, de lait de coco, et de gelée royale, les premiers anneaux sont posés. Deux ans aprés, deux anneaux supplémentaires sont fixés, et ainsi de suite jusqu’à atteindre le menton. Le rituel se perpétue jusqu’au mariage de la jeune fille. Il arrive que dès l’âge de 12 ans, le nombre définitif de spirales ait déjà été posé. Cet ornement, considéré comme critère de beauté, comporte jusqu’à 25 ou 28 anneaux. Cela représente un poids compris entre 6 et 9 kilos. 
Si la famille est riche, des cercles de métal identiques viennent parer les mollets de ces femmes.Contrairement aux apparences, ce n’est pas le cou qui s’allonge. C’est la fosse claviculaire qui se déforme par la pression et le poids. Une coutume est aujourd’hui interdite, par décret, en Birmanie.










L’origine de cette tradition est mystérieuse. On évoque plusieurs sources. Une protection contre les félins qui attaquent leur victime au cou. Une façon de protéger l’or du vol en le fixant au cou des femmes. Une déformation volontaire pour que les ethnies voisines n’enlèvent pas les femmes de la tribu. Enfin une façon d’éloigner la mauvaise fortune et les mauvais esprits. 
Cette coutume est aujourd’hui interdite, par décret, en Birmanie. 
Elle reste tolérée en Thailande. 
Car c’est surtout dans ce pays que vit désormais ce peuple. A l’origine, les Padaungs sont issus d’une région de Birmanie, située sur les états Shan et Kayah. Ils vivent isolés dans les montagnes. Aujourd’hui encore, il est impossible de se rendre dans leurs villages car la région n’est pas pacifiée. Faisant partie des 135 ethnies différentes et minoritaires vivant en Birmanie, ils sont sujets à des répressions voire des persécutions. Ils ont donc fuit la Birmanie pour se réfugier en Thailande.







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Reportage CNN



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